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LES ATOUTS DU TRANSFERT DE COMPETENCES

Un grand patron du CAC40 déclarait récemment « Dans le nouveau paysage mondial et face à la pression des économies émergentes, l’industrie française doit s’appuyer sur deux atouts : l’innovation et la qualification ». Dans un tel contexte, la formation et le transfert de compétences sont des outils essentiels au développement du niveau de qualification dans nos entreprises.
Les explications de la part du Centre International de la Maintenance Industrielle (CIMI).

Le transfert de compétences et la formation sont des sujets aussi importants qu’anciens, il suffit de se rappeler ce vieux dicton chinois « si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour ; mais si vous lui apprenez à pêcher il mangera tous les jours ».
Voici deux exemples qui illustrent parfaitement le challenge en la matière.

Les machines de l’usine tournent à plein régime, une livraison importante est attendue, au plus mauvais moment le responsable de production appelle le service maintenance : une panne est survenue sur la machine Produmax. Le temps presse, l’expert maintenance arrive avec deux de ses techniciens et intervient tel un chirurgien sur la machine en panne. A l’exception de quelques instructions du type : « passez moi une clé », « quelle est la pression ?», pas un échange, pas une explication. La machine est réparée, pas de débriefing, un ou deux mots seront rentrés dans la GMAO et on repart vers de nouvelles aventures.

Le deuxième exemple se situe dans une salle de formation. Le formateur Monsieur « Jaitoufé », après avoir présenté sur de magnifiques diapositives quelques généralités et théories, va passer la plus grande partie de la formation à expliquer comment en super héros il a résolu telle ou telle situation aux quatre coins de France, et même du monde. L’histoire est belle, voire même intéressante, le temps passe vite et la fin de la formation arrive en nous laissant l’impression d’avoir appris quelque chose.

Malheureusement, dans ces deux situations nous sommes bien dans de la problématique illustrée par notre dicton, un « poisson » a été donné mais l’employé n’a pas appris à « pêcher » !

Le CIMI, depuis presque 30 ans, a formé et forme chaque année des milliers de stagiaires dans les domaines de la Production, de la Maintenance et des Techniques Industrielles. Toutes ces formations font une part importante à l’apprentissage. Les apports théoriques utiles sont faits en fonction des besoins identifiés lors des exercices applicatifs concrets. Différents plateaux techniques multi-technologiques permettent des mises en situation qui vont permettre la validation des compétences nouvelles et la prise de confiance des stagiaires. Ces derniers vont acquérir toutes les armes (outillages/techniques/méthodes/…) pour reproduire ces nouveaux savoir-faire, voire développer de nouvelles compétences dans leur contexte d’entreprise.

DES ENJEUX A TOUS LES NIVEAUX

D’une façon plus générale, le CIMI répond à des besoins globaux de développement de compétences et propose dans ce type de projet la mise en œuvre de son approche « Objectifs/Actions ». Cette approche doit répondre aux différents enjeux de la formation.

Pour l’entreprise, ces enjeux sont d’ordre :

  • Technique : développement de nouvelles compétences, gain de productivité, compréhension de process existants ou nouveaux, maitrise des énergies,…
  • Organisationnel : développement de la polyvalence, accompagnement au changement, pilotage de l’amélioration,…
  • Managérial : reconnaissance, développement de la motivation, management par l’axe sécurité,…

Pour l’employé, ces enjeux sont d’ordre :

  • Technique : acquérir des compétences nécessaires à son poste, communiquer et transférer ses savoir-faire,…
  • Individuel : acquérir de la confiance en soi, se mettre dans une dynamique d’apprentissage, développer son employabilité et ses opportunités d’évolution,…

L'APPROCHE OBJECTIFS/ACTIONS

Cette approche se décline de la façon suivante :

Analyse des Objectifs :
Le CIMI valide, avec la direction de l’entreprise, les objectifs à atteindre, le profil des postes visés et la liste des tâches principales à maîtriser. Au cours de cette étape, la mobilisation du management et des tuteurs est également validée. La planification du rythme, les critères de succès et les ressources nécessaires au projet de formation sont également définis.

Mesure de la situation actuelle :
Un système d’évaluation est mis en place afin d’identifier le niveau de compétences techniques et méthodologiques de chaque technicien. La distance à l’emploi est ainsi déterminée pour chaque stagiaire.

Validation de parcours de formation :
Chaque stagiaire va disposer de son programme personnalisé. Des cas concrets de travaux applicatifs vont être élaborés, le plus souvent sur des équipements de l’entreprise.

Formations/Actions
Les formations sont dispensées en fonction des parcours proposés, la progression individuelle des stagiaires est mesurée en situation de formation et en situation professionnelle. La « mise en situation » étant le principe premier de nos formations.

Suivi
Adepte des démarches d’amélioration continue, le CIMI propose un débriefing projet quelques mois après la fin des formations. Cet exercice permet de mesurer le succès du projet et la mise en évidence de besoins complémentaires.


Pour les entreprises, les projets de formation représentent des investissements qui nécessitent des moyens financiers et du temps. Comme tout investissement, ces projets doivent répondre à des objectifs précis, s’inscrire dans la continuité et présenter un réel Retour Sur Investissement. Pour garantir de tels résultats le choix des méthodes et des organismes de formatioPour les entreprises, les projets de formation représentent des investissements qui nécessitent des moyens financiers et du temps. Comme tout investissement, ces projets doivent répondre à des objectifs précis, s’inscrire dans la continuité et présenter un réel Retour Sur Investissement. Pour garantir de tels résultats le choix des méthodes et des organismes de formation doit se faire à la mesure des objectifs visés.

PRODUCTION MAINTENANCE – Janvier - Février - Mars 2011